Première page | <<< | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | >>> | Dernière page
My blog



En tant que passionné de cinéma, bouffeur de films, tyran des salles de cinéma et grand lecteur de critiques, je ne pouvais que m'empresser d'enfiler à mon tour le costume d'"écrivain"
Je ne peux pas prétendre un quelconque niveau, ni savoir danser avec les mots mais j'écris pour progresser, j'écris pour partager et j'écris par amour pour le cinéma.
Je n'suis pas du genre à me laisser influencer directement par les critiques professionnels lorsque je vais voir ou lorsque j'écris sur un film.
Je me forge mon propre opinion et le fait ensuite partager sur ce blog.
De même, je n'suis pas ultime défenseur des classiques, des grands réalisateurs...lorsque je n'aime pas l'un de leurs films, je le dit haut et clair, après tout, les artistes ont droit de se tromper, alors pourquoi pas eux?

Finis la parlotte, je vous laisse voir mes "critiques" et espère qu'elles vous plairont.




Affiche teaser américaine. Twentieth Century Fox France



 
Gran Torino

Warner Bros. France

Walt Kowalski,vieil homme raciste et colérique,ancien vétéran de la guerre de Corée, vit dans un quartier imbibé par des asiatiques immigrés. Après un bref incident, Kowalski va rencontrer puis se prendre d'affection pour l'un d'entre eux, un jeune homme innocent. Il va découvrir qu'il a peut-être beaucoup plus d'affinités avec ces étrangers qu'avec sa propre famille, mais va aussi déclarer la guerre à tout un gang de malfrats de la ville et déterrer les démons de son passé.

Après tant d'années ,on aurait pu croire que Clint Eastwood s'effacerait, régresserait...pas du tout !Qui a dit ça?
Gran Torino dès les premiers instants nous rend dabord curieux.
Dès les premieres scènes, on nous place ,là, dans une situation, qui ne nous apparaît strictement clair qu'au fur et à mesure , et même le film fini, on en apprend encore et toujours.
 Dès le début ,on entre directement dans une atmosphere assez funèbre,glaciale qui se répand et suit le personnage de Kowalski(Clint Eastwood), histoire de nous mettre dans le bain .
On découvre alors ,un personnage comme Clint Eastwood en a (trop?) souvent fait.
Avant tout ,des plus mystérieux , on ne nous laisse que le droit de deviner ces mimiques colériques,ces grognements étranges, sans encore une fois que le personnage ne parle réelement de sa vie .
Un personnage en puissance, qui semble au dessus de tout .
Et qui évolue. Au moment où Kowalski va réelement rencontrer le jeune Thao(Bee Vang), une "amitié" ,qu'il tente de rejeter mais sait grandissante, apparaît dans son quotidien solitaire ,animé par sa chienne et ses multiples coups d'oeils vers sa voiture fétiche : la Gran Torino.
J'ai trouvé que malgré la retenue très interessante de cette amitié par Clint Eastwood,que le changement de Kowalski apparaît trop brutalement ,trop sec au final .
Il garde un caractère un peu colérique mais passe (ceci dit avec une bonne interprétation de C.Eastwood) de l'homme,raciste et militariste ,au vieillard sage,épris d'un jeune asiatique

.Clint Eastwood et Christopher Carley. Warner Bros. France

J'ai malgré tout gardé un très bon souvenir de ce film qui attaque ,qui surprend ,qui emu, fait sourire à la fois ,tout cela sur un ton très calme, significatif de la solitude de Kowalski.
La scène qui m'a irrémédiablement le plus marqué est la VRAIE confession du personnage.
En effet , Clint Eastwood nous piège ,se moque de nous ,avec une confession ridicule devant l'homme d'église,courte et sans intérêt alors que l'on s'attendait à un moment douloureux.
Ce n'est que lorsqu'il enferme Thao dans son garage ,qu'il se confesse vraiment et là, le réalisateur appuie sur notre erreur ,en montrant Kowalski derriere la grille ,telle un confessionnal,confiant toutes les horreurs de sa vie,les démons qui le poursuivent au jeune homme qui supplie ,sans réelement comprendre.

Ce film marque par sa subtilité,son émotion , sa pudeur et par l'interprétation encore noble et remarquable d'un Clint Eastwood bon en tant qu'acteur et réalisateur ,n'hésitant pas à rallier ses deux talents.La révélation de ce début 2009!

BO:Musique originale : Kyle Eastwood et Michael Stevens
Avec la magnifique musique écrite par Kyle Eastwood ,intitulé Gran Torino,que l'on entend en générique de fin .

======>Gran Torino Theme<======= (un thème concocté spécialement pour le film, totalement dans l'esprit et émouvante.)

*La première impression n'est pas toujours la bonne!*
Jeremy N.

 
Gran Torino - ma note pour ce film :
Réalisé par Clint Eastwood
Avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her, ...
Année de production : 2008
Slumdog Millionaire

Pathé Distribution


Le récit pittoresque d'un jeune homme issu des bidonvilles de Mumbai en passe de gagner le jeu télévisé "Qui veut gagner des millions".


Qu'un cinéaste français envisage de réaliser un film, dit sérieux, sous les projecteurs de Qui veut gagner des millions - ce jeu télévisé gros sousous dont on retient la tête peu expressive d'un Jean-Pierre Foucault bien connu (en France) - paraitrait presque ironique. Pas en Inde.
Car il n'y a rien de comique, pourrait-on dire même que l'on aborde le film sur une ouverture tragique. Le jeu télévisé passera après, ce qui intéresse d'abord Danny Boyle, et c'est en cela qu'il est gagnant, c'est son personnage. Et comme un personnage n'existe pas tout seul, l'histoire de son frère, du milieu dans lequel ils vivent, ce qui l'habite vont tirer les rênes quelques instants.
Presque documentaire, quoique graduellement très stylisé, le film acquiert une sorte d'homogénéité qui s'effrite trop vite pour en faire une course endiablée, excessivement "mise en scène", lourdée par une caméra omniprésente, qui veut tout saisir, tout avoir et ne filme au final pas grand chose.  Montage brillant ou pataud? 
Dans cette même optique de vitesse, de chamboulement, le lien entre les deux frères, si intéressant au début, perd de toute sa force, grandit trop vite, faute de montage encore avec cette idée que les images se suffisent à elles-mêmes. Le jeune frère s'en va alors devenir brute épaisse et tueur né aux côtés de Jamal, encore passif dans l'histoire.
Mais où est donc l'intérêt porté au personnage?
Car ce n'est que lorsque ses démons ressortent et qu'il semble les donner enfin à la caméra que le son abrupte et maladroit du jeu télévisé vient casser des souvenirs plus que bénéfiques au récit.
Juste pour surprendre, fracturer le récit et faire trop de cinéma, Danny Boyle passe à côté de tout ce qu'il y a de beau dans son film. Car il se trouve avec un très bon scénario dans les mains, avec un tournage réussi, bien interprété et habile, pour achever sur un montage limite (b)hollywoodien, trop démonstratif, trop impulsif, jamais assez généré.
Dans sa volonté de mettre en exergue l'argent et ce qu'il implique, particulièrement en Inde, à travers une situation extrême, Danny Boyle se serait-il dit qu'une mise en scène aux attraits commerciaux serait tout à fait conventionnelle?
Dans tous les cas, il en résulte un film inspiré, transporté par une énergie et une volonté propre, axé sur la forme, négligeant le fond, chancelant par le poids partagé des clichés et des originalités.
Il n'y a finalement pas de cinéma indien dans Slumdog Millionaire, juste la volonté d'une reproduction hollywoodienne, certes plus habile et plus poussée mais aux contours trop colorés, trop embourbés dans la machine infernale de l'argent.



"
La première impression n'est pas toujours la bonne!"







 
Slumdog Millionaire - ma note pour ce film :
Réalisé par Danny Boyle
Avec Dev Patel, Freida Pinto, Mia Drake, ...
Année de production : 2008
La vague
Bac Films


Dans le cadre d'une semaine pédagogique sur le libéralisme, un professeur de lycée en Allemagne propose à sa classe une expérience destinée à les plonger dans ce courant de pensée. Mais les élèves vont prendre petit à petit trop à coeur ce "jeu" qui va devenir un véritable enchaînement de conséquences tragiques.

Après une erreur de film devenue presque rituelle dans un certain cinéma dont l'auteur taira à contre-cœur le nom, le film commence.
On peut facilement compter 4 sortes d'ouverture au cinéma. L'ouverture décevante sauvée par la remontée en flèche du film, l'ouverture magistrale offrant une œuvre au même titre, l'ouverture puissante sur une fin atroce et enfin l'ouverture détestable sur une fin détestable. Solution 4. La Vague est de ceux-là.
Il règne une odeur nauséabonde, hostile, presque appuyée. Si l'objectif est d'instaurer une ambiance propre à son histoire, le film prétend plus à un dégoût du spectateur, une absence totale. Le rendu est clair : la mise en scène froide aux contours froids, aux acteurs froids et aux situations froides ont de quoi glacer le sang. Pourtant rien de bien intéressant.
On s'attarde, on tourne, tourne sur de la démonstration, sans aucun argument, sans aucune explication. Ce qui devait être un scénario bien rempli se retrouve être une superposition maladroite d'instants, où le changement entre chaque séquence est brutal et à peine prémédité, à la limite du vraisemblable. Les films dit Hitlériens étaient-ils donc si froids?
Vu de ce point de vue là, on pourrait presque dire que La Vague est un chef-d'oeuvre.
Mais la représentation abusive - souvent grotesque pour mieux servir une thèse abstraite dans le récit, la métamorphose x100 des personnages, des acteurs dirons nous-même (un peu oubliés), transformés en bêtes de foires, en caricatures - balayent totalement un quelconque désir d'admiration.
Il y a là un film d'adolescent, pour adolescent, avec une thématique et un récit encore peu mature.
On aurait rien à dire techniquement. Dennis Gansel sait ce qu'elle fait sur son tournage.
Mais si l'on devait dire qu'un réalisateur sait faire du cinéma par pur aspect technique, le mot "industrie" du cinéma prendrait alors bien trop de sens et balaierait ce qu'on appelle aujourd'hui le 7ème art.
:
Peut-on assister à la renaissance du nazisme?


"La première impression n'est pas toujours la bonne!"

 
La Vague - ma note pour ce film :
Réalisé par Dennis Gansel
Avec Jürgen Vogel, Frederick Lau, Max Riemelt, ...
Année de production : 2008
Good Morning England (The boat that rocked)
StudioCanal

1966. Le rock est à son apogée.Au large de la côte anglaise, une radio pirate ,Radio Rock diffuse au nez et à la barbe du gouvernement ,une pure vague de rock'n roll.

Carl ,lycéen viré de son établissement est envoyé à bord du bateau comme "punition",dirigé par son parrain.Or, il va s'avérer que Radio Rock soit en fait un attroupement d'amusants DJ, de femmes ,de sexe, drogues and rock'n roll.


Une bande annonce qui en dit trop...ou pas assez..Je n'avais aucune attente particulière envers ce film.Peut-être est ce cela qui m'a émerveillé en sortant de la salle de cinéma.
Quelle belle surprise!Une entrée en musique pour un chef d'oeuvre de musiques.Une véritable comédie ,un véritable film musical. L'histoire se met en place,guidé par Duffy, The Kinks, David Bowie, Jimi Hendrix ,Small faces ou encore les Rolling stones...et pleins d'autres.
Et là, on découvre très vite des personnages aux personnalités délirantes, au style et à l'humour décapant. Un humour nouveau. Un humour qui ne s'éteint pas une fois.On ne sourit pas , on rit.
Les acteurs ,peu connus dans le monde n'en sont pas moins excellents. Un feeling et une approche parfaite en font le ciment de cette comédie.
Avec des dialogues du tonnerre, des personnages rock typés (quoique pas vraiment au final), Richard Curtis livre un moment de bonheur intense qui aurait pris cependant toute sa splendeur avec 20 minutes en moins.
Oui, peut-être qu'il y a des clichés dans ce film, peut-être qu'il y a trop de longueurs , oui peut-être que la scène finale façon Titanic est longue et invraisemblable...peut-être.Et alors?Il y a un moment où on ne se pose plus ces questions , on se laisse porter par la musique, par l'humour et on ressort souriant, pleins de musique et de joie dans le coeur.StudioCanal
Good morning england fait du bien.Un bien fou.Il nous délivre et nous transporte dans un autre monde,une autre époque et nous fait oublier l'espace de quelques temps ,le monde dans lequel nous vivons
.J'ai souris.J'ai souris à plusieurs reprises, j'étais vraiment bien. Je me sentais ailleurs.De plus, on ne nous habituait pas à des films comme ça. Humour nouveau,cadre nouveau, histoire nouvelle, nouveau chef d'oeuvre.
L'histoire réelle est une belle leçon de vie, d'amitié mais aussi d'amour, de sexe ,drugs and rock'n roll.Il n'y a pas plus beau que la musique. Et quelle qu'elle soit, si elle est bien écoutée, c'est la plus belle de toute.

= = = = >BO Good morning england<= = = =

"La première impression n'est pas toujours la bonne!"
 
Good Morning England - ma note pour ce film :
Réalisé par Richard Curtis
Avec Tom Sturridge, Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, ...
Année de production : 2009
Première page | <<< | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | >>> | Dernière page